caramels

26 décembre 2005

anniversaire

Dans quelques jour ce blogue aurait eu un an.

Il n'aura jamais un an.

Parce qu'il s'arrête là.

Maintenant.

Tout de suite.

Mais je ne vous dis pas adieu, il vous suffit de venir tourner les pages du carnet

carnet

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25 décembre 2005

souhait

JE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOEL !

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17 décembre 2005

voyage

Demain

Nous nous envolerons

Vers d’autres cieux

Pas trop lointains

Mais que nous espérons

Bleus

Demain

Nous nous envolerons

Nous ouvrirons grand nos yeux

Nous ferons le plein

D’images, nous nous sentirons

Mieux

Demain

Nous nous envolerons

Le lundi 26 nous reviendrons

En attendant je vous souhaite une bonne semaine et un joyeux noël.

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15 décembre 2005

variation...

… sur une consigne de Paroles Plurielles

Demain je n’irai pas à l’école. A vrai dire je ne vais plus à l’école depuis longtemps, je vais au lycée maintenant, je suis en sixième, je suis un grand. Disons donc que demain je n’irai pas au lycée. Parce que j’en ai assez de ce crétin de Jean qui nous suit partout en se payant notre tête. Avec Bernard, on est tranquille, on n’embête personne. Pendant les récrés on ramasse des glands, beaucoup de glands. On leur enlève l’écorce, et on les frotte sur la barrière en ciment qui borde les douves jusqu’à obtenir des petits carrés qu’on peindra plus tard, le jeudi après-midi, et après ça on pourra faire des tas de figures en mosaïque. D’autre fois on attrape des hannetons et on les range des grosses boites d’allumettes. Ça on n’a pas encore trouvé ce qu’on pourra en faire d’intelligent, alors en désespoir de cause on les relâche. Bon, un jour Bernard en a balancé un sur une fille, la bestiole s’est emmêlée dans ses longs cheveux, la fille a crié comme une perdue et mon copain s’est pris une baffe, qu’après il était tout rouge, peut-être bien de honte. C’est comme avec les glands : on aurait pu faire les cons, canarder les autres enfants, mais non rien de tout ça. Même les canards sur les douves, on ne les vise pas. Donc on est bien tranquille dans notre coin, entre deux parties de ballon prisonnier, on n’embête personne, mais il faut que ce crétin de Jean vienne nous HARCELER et ricaner et nous dénigrer. Il y a toujours un ou deux ballots pour ricaner bêtement avec lui, mais vraiment, ce type là, en fait je crois qu’il n’a pas d’amis. Ce qui est dégueulasse c’est qu’il ne se contente pas d’être salaud avec nous, en plus il est bon en classe. Alors ça, je peux vous affirmer que ça m’énerve. Il a un humour que je n’ai pas encore saisi, il nous dit qu’on a des têtes à faire des lacets, je me demande bien ce que ça veut dire. Des fois il m’appelle Brosse à Dents, peut-être parce que j’ai un appareil, je n’en sais rien. Enfin ce n’est pas bien malin, je trouve. Et puis comme on fait de l’anglais, il varie parfois, il dit Toothbrush en postillonnant, ou plus exactement tousse breuche, parce qu’il a beau faire le fanfaron, son accent, il est tout bonnement aussi mauvais que celui des autres. Je lui mettrais bien mon poing sur la figure, à ce couillon, mais ça c’est une chose qu’on ne m’a jamais apprise. Non je ne me suis jamais battu et ce n’est pas demain que ça va commencer. D’ailleurs demain je n’irai pas à l’école. J’en ai assez de ce guignol qui nous harcèle. Non, je n’irai pas à l’école.

Il y a trente ans certains étaient acides, parait-il : 7 lettres dont A B D S V

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chevaliers du ciel

Ce matin, la météo, c'est comme de la bédé en salades : c'est temps gris et la verdure.

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14 décembre 2005

expositions

Dans le poste il y a Alain Souchon. Il ne chante pas, il est l’invité d’une émission musicale. Il souhaite écouter le concerto pour clarinette de Mozart.

Dans Paris, dit-il, il y a un type qui s’installe avec une sono dans les rues ou dans les couloirs du métro, il s’empare de son instrument, et inlassablement il joue le concerto. Souvent, dit-il encore, le musicien des rues officie près des musées pour aider les visiteurs à patienter dans les files d’attente. La musique adoucit les mœurs, parait-il. Alain Souchon dit qu’il est toujours ému par la musique que ce clarinettiste répète à l’envi.

Je l’ai déjà rencontré, le type à la CLARINETTE, et plus d’une fois. Effectivement il est souvent près des musées. Sauf que sa musique ne m’émeut absolument pas. Et qu’elle n’a pas tendance à m’adoucir. Bien au contraire. C’est déjà largement hors de limite du supportable de faire la queue pendant une heure et demie pour voir une expo, alors les trilles lancinantes du mec, hein….

C’est ce qui nous est arrivé quand nous avons vu l’exposition Klimt et consorts au Grand Palais. Une heure et demie de queue. Une horreur. Et le type à la clarinette était là.

En plus l’expo était moche.

moserJ’aime Klimt. Soit. Mais il ne représentait qu’un quart de l’exposition. Puisqu’il y avait trois autres peintres, Schiele, Kokoschka, Moser. Et à mon goût, les peintures de ces trois-là sont laides. Et si je dis que l’expo est moche, c’est maintenant souvent le cas : impossible ou presque de voir quoi que ce soit d’un peu près, les visiteurs armés d’audio guides sont agglutinés, il faut jouer des coudes, les œuvres de petit format sont invisibles… nul, je vous dis. Les dix euros du billet d’entrée me sont restés un peu en travers de la gorge.

De manière inespérée notre visite au Grand Palais s’est pourtant conclue par une embellie. Alors que moroses nous déambulions devant les tableaux, un speaker a annoncé que Gérard Rondeau dédicacerait son livre à la librairie du musée. Je me demandais ce que cela signifiait, et puis, à la sortie de l’exposition, j’ai repéré qu’à l’étage supérieur on pouvait admirer les œuvres de ce photographe.

Quelle heureuse surprise que cette exposition de photos ! Pendant quinze années l’artiste a hanté les coulisses des musées, et les installations d’expositions. Cela donne un ensemble d’une grande intensité, très riche, plein d’émotion et d’humour, superbe. Et peu de visiteurs s’aventurant là où c’est gratuit, personne ne vient vous gâcher le plaisir. Ce plaisir là, je vous le recommande chaudement. Dépêchez-vous, ça se termine le 9 janvier.

Je vous offre le mien, ça ne peut pas faire de mal : E I R R S + 2 jokers

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13 décembre 2005

vin de paille

p1000260

Bientôt. Je ne sais pas quand, mais bientôt, je poserai délicatement ce noble flacon sur la table, je me munirai de mon meilleur tire-bouchon et avec précaution je l’ouvrirai.

Je choisirai le moment.

Nous serons tous les deux (et il y aura trop à boire). Ou alors nous serons entourés d’amis ou de parents en assez petit nombre pour que le breuvage ne paraisse pas trop chiche. C’est que la contenance est faible.

Nous serons entourés d’amis avec qui je voudrai être sur de passer un moment agréable. Je ne voudrais pas que le plaisir du goût soit déprécié par une ambiance morose.

Religieusement je me saisirai de la bouteille, que chacun aura pris le temps d’admirer, et je verserai lentement le vin dans les verres. Le liquide ambré resplendira dans la lumière. A travers le cristal des reflets mouvants et chaudement colorés s’inscriront sur la nappe blanche.

Un silence se fera. Chacun aura levé son verre, aura humé le NECTAR, aura fait danser la lumière devant ses yeux. Chacun goûtera du bout des lèvres et reposera son verre sans mot dire. Pour ceux qui ne savent pas la surprise sera grande. Du bout des lèvres ils goûteront encore.

Alors les langues à nouveau pourront se délier.

Avec le foie gras le mariage idéal se célébrera.

Esthétique, moderne et fonctionnel : G R A N D I E S moins deux lettres

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12 décembre 2005

cadeau

Si vous croyez au Père Noël, ne lisez pas ce qui suit.

Oui, parce qu’hier nous nous sommes offert notre cadeau. Quand nous sommes passés devant la vitrine, nous avons vu l’objet. Elle n’a pas résisté, Elle m’a tiré par la manche et nous sommes entrés dans la boutique. Elle en avait tellement envie. Depuis que l’autre ne fonctionne plus et reste là bêtement accrochée au mur de la cuisine, ses aiguilles figées pour l’éternité sur six heures cinq.

Celle-ci, celle de la vitrine, est d’un calibre supérieur, son décor est agréable. Elle saura dire l’heure et c’est tout ce qu’on lui demande. Nous n’avons plus besoin d’un petit cadran supplémentaire qui indique le degré d’hygrométrie de la pièce, ni de thermomètre. Parce que cet été on m’a offert un machin météo avec sonde extérieure et tout, qui est resté dans son emballage pendant plusieurs mois, mais que j’ai fini par installer quand même.

Elle m’a tiré par la manche et nous sommes entrés dans la boutique. Nous avons LOUVOYE (pas comme des poissons, Dia, MDR !) jusqu’à l’endroit où se tenait manifestement la caisse. Avec circonspection parce que nous étions déjà chargés de paquets, nos comptes en banque passablement déchargés, et je n’avais pas envie de payer des objets que nous aurions cassés en les heurtant au passage, vous savez ce que c’est, se sentir comme un éléphant parmi de la porcelaine.

Nous avons demandé un emballage cadeau, puisque c’était notre noël. Le type de la boutique a eu un mal fou. Parce que le papier était juste assez grand pour loger le diamètre de notre acquisition. C’est plus facile d’emballer des objets rectangulaires. Mais il y est arrivé. Tout seul. Na. Oui, parce que sa femme a bien essayé de prendre la relève, mais discrètement il l’a expédiée vers d’autres occupations. Tout le monde sait en effet que les hommes sont maladroits pour ce genre de choses. Ce que je me garderai de démentir.

Tourmenter : L A C H E R + 2 jokers

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11 décembre 2005

iceberg de papier

Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es.

Si je vous dis ce que je lis, vous saurez qui je suis.

Bon d’accord, je triche, je ne vous dirai rien dans le détail, mais je crois vraiment que nous sommes FACONNES par nos lectures.

p1000298 Dans le salon,

p1000290 Devant la chambre

p1000294 Sur la table de nuit

p1000289 Un coin jeunesse,

p1000291 Encore un coin jeunesse

p1000292 Coin jeunesse toujours

p1000293 Encore et toujours

p1000295 La réserve des livres de poche

p1000296 Même dans la cuisine.

p1000297 Clin d'oeil spécial pour Syl !

A voir ainsi la face visible de l’iceberg de papier dans notre maison, qui doutera encore de notre passion pour les livres ?

Douceur de bouche : CHANTEUR moins deux lettres.

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10 décembre 2005

couleurs

Toute la ville était sombre. Non, ne craignez rien, je ne vais pas encore raconter des choses douloureuses. Mais c’est comme ça, je n’y peux rien : la ville était sombre. Souvent, l’après-midi, nous en avions assez de la neige et du blanc, nous voulions voir du soleil, de la couleur. Nous étions amoureux, ceci explique peut-être cela. Alors, à bord de ma vieille 204 bleue pale, nous descendions plus bas dans la vallée.

Dans cette ville noire, noire comme la plupart des villes enfouies dans les vallées alpines, nous avions eu envie de nous réchauffer après une promenade le long du torrent.

Il faisait beau pourtant, mais toute la ville était sombre. Noire, disais-je. Au coin d’une rue noire de cette ville noire, nous avions déniché un café à la façade noire comme le reste de la rue. Nous n’avions pas osé demander à la patronne de Chez Ida si elle se prénommait Ida. Nous avions choisi de nous installer à une table de formica rouge éclairée par le soleil, près d’une fenêtre, dans tout ce noir cette tache de couleur nous aimantait. C’était une heure calme de l’après-midi, le silence régnait dans le café noir.

Dans ce noir estaminet sis au coin d’une rue noire, au cœur d’une ville noire, nous avons aimé le silence et le regard bienveillant de la patronne qui s’appelait peut-être Ida, alors nous avons pris l’habitude de nous asseoir à notre table près d’une fenêtre et de siroter tantôt des cafés noirs qui nous réchauffaient fugitivement, tantôt des DIABOLOS menthe qui contrastaient furieusement, miroitant dans un rayon de soleil, avec le rouge du formica.

Instrument sonore : 10 lettres dont A E E L N R T T

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