09 février 2005

trek urbain

TREK : certes je vis à la campagne, mais pas très loin d’une ville quand même, dans laquelle je travaille. J’aime la ville, toutes les villes, plus ou moins. Pour reprendre une expression glanée dans un guide du routard, je suis donc un adepte du TREK urbain (il s’agissait d’un guide sur l’Espagne dans lequel l’auteur affirmait que la visite de Bilbao ne pourrait ravir que les amateurs de trek urbain, voulant dire par là qu’il n’y avait pas grand-chose à voir en matière de monuments dans cette ville tumultueuse, c’était avant l’ouverture du musée d’art moderne, que je n’ai pas encore visité, mais qui parait-il justifie désormais le voyage à lui seul). Le mot TREK, ou TREKKING, s’applique normalement à la randonnée dans des régions montagneuses, généralement par étapes et en portant tout un matériel de survie. L’application du terme à une promenade en ville suggère l’idée d’une certaine longueur, il convient d’en avoir plein les pattes, comme on dit. Par exemple, samedi dernier, nous avons déambulé dans Paris : nous avons pris le bus 57 à Arcueil, jusqu’à l’avenue Daumesnil, sous la coulée verte dans le 12ème arrondissement ; jusque là rien de fatiguant. Emprunté la rue de Charenton, puis la rue de Prague et un bout du boulevard Richard-Lenoir, où nous rejoignons une amie dans l’agence immobilière où elle travaille ; il est 13h00, retour sur l’avenue Daumesnil pour une pause repas dont j’ai déjà parlé (CEDRAT). 15h00, nous attaquons la rue du Faubourg Saint-Antoine ; aussitôt mes bras de sherpa se chargent de courses diverses (pas trop lourdes, ouf !). Nous dépassons la Bastille, place bruissante où je jette un œil envieux à l’opéra (bientôt peut-être…) ; puis nous prenons quelques petites rues dont j’ai oublié le nom pour déboucher dans la rue Saint-Antoine. Elle entre dans une boutique de lingerie qui fait des soldes. Il fait beau, je préfère rester dehors à humer l’atmosphère de la ville. Nous reprenons notre périple, en jouant des coudes, obliquons sur la droite vers le Marais, empruntons la rue des Rosiers où ça embaume la pâtisserie et où tout s’écrit en hébreu, d’autres rues encore, et débouchons devant Beaubourg, nous élevons jusqu’en haut, superbe saisissement de découvrir progressivement les toits de la ville, jusqu’aux collines limitrophes, visitons l’exposition Jean Hélion, très intéressante, j’en reparlerai peut-être, en tous cas, je vous la recommande. Puis nous rebroussons chemin par la rue Rambuteau, jusqu’à la rue Vieille du Temple où nous faisons l’emplette de thé au jasmin, continuons jusqu’à la Seine, coupons la pointe occidentale de l’Ile Saint-Louis, arrivons sur l’île de la Cité, contournons Notre-Dame… Il fait déjà complètement nuit lorsque le RER nous dépose à Gentilly.

Posté par scrabbleur à 13:39 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur trek urbain

    cadeau?

    est-ce que dans tes bras chargés tu as pensé à acheter un petit cadeau qui serait le bienvenue à ta fille chérie??? lol... je l'espère fortement en tout cas...

    Posté par chipotin, 09 février 2005 à 17:11 | | Répondre
  • Ce serait Chipotin, ta fille chérie?!?

    Posté par jujuly, 09 février 2005 à 20:02 | | Répondre
  • voui, chipotin est bien ma fille chérie!!!!

    Posté par scrabbleurs, 10 février 2005 à 18:43 | | Répondre
  • oui mais tu n'as pas répondu pour le cadeau...

    Posté par chipotin, 10 février 2005 à 18:49 | | Répondre
  • Moi je dis, chipotin, t'as raison, perds pas le nord.

    Posté par jujuly, 10 février 2005 à 23:23 | | Répondre
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